Et le gagnant est…

L’autre classement qui compte en cette fin de mois de juillet, une fois le classement du Tour consulté, est le classement général des joueurs d’En Chasse-Patate ! Si la lutte pour la victoire sur le Tour a été féroce, la lutte à distance pour la victoire sur En Chasse-Patate l’a été tout autant.

C’est un même utilisateur, que nous appellerons par une partie de son pseudo, « Martin », qui truste les deux premières places du classement. Avec une équipe complète (puncheurs, sprinteurs, leaders du général), il réussit le tour de force de dominer le classement en étant dans la ligue générale (et donc à la merci de nombreux contrôles anti-dopage) ! Un grand bravo ! Si vous avez été battus par Martin, soyez rassurés, car il connait très bien le cyclisme, étant indirectement introduit dans l’une des équipes du Tour. Il a su parfaitement utiliser les mascottes qui lui ont remporté plus de 100 points !

Equipe_Martin

Derrière Martin, le classement est serré et tous les poursuivants directs n’ont pas, malgré le bénéfice des différents bonus et des remplaçants, battu la meilleure équipe qu’il était possible de bâtir. Cette équipe-type de 8 titulaires est une belle équipe complète qui aurait totalisé 2034 points. Alaphilippe et Bernal y sont évidemment présents. Les joueurs ayant misés sur des coureurs qui ont brillé par leur esprit d’initiative ont été récompensés : De Gendt, Caruso ou Landa figurent dans l’équipe. Les deux seuls sprinteurs, Trentin et Stuyven, se hissent dans l’équipe grâce à leurs échappées. Parmi les leaders du général est aussi présent Kruijswijk.EquipeParfaite2

Du grain à moudre pour l’année 2020 où, au moment de choisir vos coureurs, il faudra résister à la tentation de ne miser que sur ses chouchous en mettant un peu de rationnel dans la sélection 😉

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A marquer d’une pierre blanche

Pour se faire une idée de se qui s’est passé durant ce Tour de France, ne regardez pas le classement général. Ce dernier raconte une histoire bien terne : les deux Ineos figurent aux deux première places avec un podium complété par Kruijswijk, qui ne brille pas forcément pour ces qualités de dynamiteur de course. Ce Tour est remarquable bien au-delà du résultat final !

Bernal pour une première

Arrêtons-nous tout de même sur le vainqueur du classement général. Bernal, à 22 ans, devient le plus jeune vainqueur de l’histoire du Tour de France. Entouré par une équipe si forte qu’Ineos, il pourrait ouvrir un règne de domination et mettre à mal les espoirs de victoire française durant les années à venir.

Un parcours sans répit !

Si ce Tour a été aussi beau, le parcours qui a été tracé en est largement responsable. Beaucoup de variété, des étapes de transition en faible quantité. Les organisateurs, par leur volonté de faire en sorte que deux étapes de suite ne se ressemblent pas et par leur envie de découvrir des difficultés jamais explorées, rendent la course vivante et trépidante. Merci à eux.

Des Français sous les projecteurs

Et si le Tour 2019 restera mémorable, c’est aussi parce que les français ont brillé. En signant des victoires de prestige (Alapilippe à Epernay et Pau, Pinot au Tourmalet), ils ont enflammé le public. En jouant le général jusqu’au bout, ils nous permis de croire à l’impossible.

A l’heure des comptes, ce sont bien les émotions qui émergent plus que les résultats. Toutes les émotions nous ont portés durant trois semaines et seront le marqueur de ce Tour 2019 durant des années. Elles nous font aimer le cyclisme et nous donnent déjà envie d’être à l’année prochaine!

 

 

 

Sublime cruauté !

Au départ de Saint Jean de Maurienne, vendredi matin, personne n’aurait pu ni voulu croire au scenario qu’allait nous proposer le Tour de France. Si les deux étapes monumentales à franchir semblaient représenter une marche trop haute pour Julian Alaphilippe, qui avait dangereusement décroché dans les derniers kilomètres du Galibier la veille, tous nos espoirs se reportaient sur Thibaut Pinot.

Le coup de massue

Dès les premiers kilomètres de l’étape, le ciel nous tomba sur la tête comme un temps qui tourne à l’orage en montagne en quelques minutes. Tout à coup apparu à l’écran Thibaut Pinot, à l’agonie et délaissé de tous, qui errait à l’arrière du peloton, en prise à une douleur manifestement insoutenable. Le temps pour nous tous d’essayer de comprendre les raisons de cette défaillance, Thibaut abandonnait, en pleurs, dans les bras de son capitaine de route William Bonnet.

Le Tour procure des émotions peu communes à ceux qui se donnent à lui. Les émotions les plus formidables lors des grandes victoires. Les émotions les plus terribles quand votre corps vous lâche. Thibaut nous a fait vivre tout ça cette année : il nous a permis de croire à la victoire en se donnant les moyens d’aller la chercher. Il nous a émus et fait crier à l’injustice. Merci. Quand il se mettra au départ du Tour 2020 pour essayer de le gagner, il réalisera à quel point il nous a fait vibrer cette année.

Thibaut out, reste Julian

Tous nos espoirs se reportaient alors sur un Julian Alaphilippe héroïque mais fatigué après les nombreuses batailles qu’il a livrées sans avoir été préparé à le faire. Quand Bernal attaqua alors que le sommet de l’Iseran était encore loin, le destin semblait scellé. Trop de fatigue et trop d’adversaires proches au général, la victoire et le podium semblaient échapper à notre français. La fin rocambolesque du Tour, avec 2 étapes largement écourtées, vit Bernal attraper son premier Tour et les seconds couteaux se contenter volontiers d’éjecter Julian du podium pour se contenter des places d’honneur. Julian nous a aussi régalé pendant 3 semaines. S’il disait avant le départ qu’il ne souhaitait pas encore se préparer à jouer le général des grands tours, ses trois semaines en jaune auront peut-être eu raison de ses certitudes…

Toujours debout

Paris s’approche et Alaphilippe tient bon. Dans une course au maillot jaune qui a mis du temps démarrer hier, Julian a pu limiter la casse dans le Galibier avant de revenir dans la descente vers Valloire au prix d’un numéro d’équilibriste dont lui seul à le secret. Ses adversaires auront intérêt à prendre un peu d’élan en attaquant tôt s’ils veulent être sûrs de pouvoir le faire tomber de son piédestal.

L’étape d’hier laisse effectivement un goût d’inachevé. Tout ça pour si peu, pourrait-on dire. Le premier épisode alpin de ce Tour annonçait un menu copieux avec Vars, l’Izoard et le Galibier.
Largement de quoi faire exploser la course et chambouler le classement général. Las, les attaques ont été tardives et peu nombreuses et seul Egan Bernal reprend du temps à ses adversaires. La chaleur qui sévit en France a peut-être réfréné les ardeurs des leaders du général. En sachant ce qu’il reste encore à avaler aujourd’hui et demain, certains ont préféré réserver leur appétit pour des étapes moins écrasées par la chaleur.

La menace inattendue

Il n’est parfois pas nécessaire d’aller bien loin pour chercher ses ennemis. C’est ce que Bernal et Quintana ont pu constater hier.
Quintana, beau vainqueur d’étape après avoir semé ses compagnons d’échappée, aurait pu faire un meilleur rapproché au général (il revient à 4′) si son équipe n’avait pas assumé la poursuite en vissant dans l’Izoard. Pour rien au final puisque Landa n’a pu s’extraire du groupe des favoris.
Bernal peut lui aussi être frustré. En attaquant sur les pentes du Galibier, il a mis dans l’embarras tout le groupe des favoris, qui se retrouvait, bien embarrassé, avec son coéquipier Thomas sur le porte-bagage. Les favoris ne sachant pas quoi faire, Bernal a pu prendre le large. C’est alors que Thomas a attaqué, évènement salutaire pour les favoris, qui n’avaient plus de raison de ne pas rouler. Ces derniers sont donc revenus sur Thomas (coup d’épée dans l’eau) et ont pu limiter la casse par rapport à Bernal.

Franchir le Gap

Le terrible triptyque alpin débute demain. Pendant ces 3 jours, les coureurs devront affronter d’interminables montées et des passages au-dessus de 2000m d’altitude. Largement de quoi bouleverser le classement général et la question qui revient en boucle depuis ce week-end porte sur le niveau de forme en troisième semaine. Les observateurs scrutent les performances historiques des coureurs sur les grands tours pour tenter d’y apporter une réponse. Mais quand vous croisez cela avec la météo extrême de la troisième semaine de ce Tour, vous obtenez surtout de belles incertitudes !

En attendant de s’attaquer aux Alpes dans les meilleures dispositions, il faudra arriver sans encombre à Gap dans une étape plutôt accidentée (côte de la sentinelle à 9 kms de l’arrivée et raide descente sur Gap).

Du nouveau sur le site

Nous avons ajouté sur le site la possibilité de vérifier qui, parmi vos concurrents, a utilisé son contrôle anti-dopage. Pour cela regardez la composition d’équipe de vos adversaires au moyen du petit « oeil » présent au niveau du classement de la ligue. A vos seringues !

Mascotte du jour

La côte de la sentinelle dont le sommet se situe à 9 kms de l’arrivée pourrait être le théâtre d’attaques de la part de puncheurs, voire même du maillot jaune Julian Alaphilippe ! Dans le but de jouer la victoire d’étape ou de reprendre du temps au général. A moins que le peloton enterre la hache de guerre pour aujourd’hui en laissant partir une échappée au long cours.

La fièvre jaune

Le week-end que nous venons de vivre donne à la France les couleurs des grandes épopées du sport français. Nous, public français, avons une capacité formidable à nous mobiliser quand les exploits de nos champions « maison » semblent poindre à l’horizon. Notre soutien est alors indéfectible et peut nous amener dans des élans de passion immodérés. Tel l’épique huitième de finale contre l’Argentine lors de la coupe du monde de football 2018 (4-3 avec le cultissime but de Pavard ayant donné la chanson éponyme), la session pyrénéenne du Tour 2019 nous a fait basculer vers un espoir fou.

De l’exploit à la folie

Si Pinot et Alaphilippe ont généré cette folie, c’est bien à la pédale. Tous les deux déjouent les pronostics et, armés de leurs jambes et de leur panache, vont à l’encontre de l’ordre établi. Alaphilippe tout d’abord a réussi l’exploit d’accroître son avance ce week-end en faisant mieux que résister dans le Tourmalet (2ème derrière Pinot) : pas programmé pour jouer le général, il régale le public par sa capacité à jouer l’attaque là où d’autres auraient joué la résignation.

Résignation est aussi un mot qui colle mal à Thibaut Pinot. Alors qu’il était compliqué de ne pas le croire fini après sa bordure d’Albi (1’40 de débours), lui en a fait une source de motivation pour jeter toutes ses forces dans la bataille. Prétendant toujours à une place sur le podium, il a assumé ses ambitions en mettant ses coéquipiers à la planche samedi et dimanche pour lui préparer le terrain en écrémant le peloton. Bon gestionnaire, il a attaqué quand il le fallait. Opiniâtre, il en a remis une couche quand les autres lui résistaient. Pas rassasié, il a remis le couvert dimanche après sa victoire de prestige au Tourmalet samedi.

Alerte canicule

A une semaine de l’arrivée à Paris, nous avons donc Alaphilippe en jaune avec 1’35 d’avance sur Geraint Thomas et Pinot qui revient du diable vauvert souffler dans la nuque de Thomas (15 seconde de retard). Nous avons à présent 3 jours pour reprendre notre souffle et récupérer avant une fin de Tour qui sera à n’en pas douter des plus palpitantes. Les prévisions météo ne se tromperont pas : il fera chaud sur la France la semaine prochaine, très chaud.

Pauuuu, pau, pau, pau, pau, pau, PAUUU

La cité béarnaise a été le théâtre d’un contre-la-montre qui a peut-être marqué le début d’une hystérie collective en France avec l’incroyable et improbable victoire de Julian Alaphilippe. Au matin de cette étape, la question était de savoir si Alaphilippe serait capable de conserver son maillot jaune avec un matelas d’avance (1’12) non négligeable mais pas complètement protecteur au vu des qualités de rouleur de l’ancien pistard Geraint Thomas. Non content de résister au Gallois, le maillot jaune parti en dernier a même signé les meilleurs temps à tous les intermédiaires. Il signe une victoire bluffante, accroît son avance sur tous ses poursuivants et possède à présent un matelas qui peut lui faire rêver au podium. De quoi nous faire vibrer durant 8 jours !

Cette performance fait passer au second la tout à fait remarquable prestation de Thibaut Pinot, qui a rivalisé avec les meilleurs. Le Franc-Comtois se replace au général et il est difficile de ne pas avoir de regrets en se disant que sans sa bordure, il serait sur les talons de Geraint Thomas. Romain Bardet poursuit lui son chemin de croix en étant rejeté avec plus de 5 minutes au général après un nouveau débours de 2 minutes hier.

Les Ineos à l’attaque ?

La configuration qui se dessine est assez inédite pour les Ineos (ex-Sky), qui se retrouvent en position de devoir attaquer le maillot jaune. S’ils ont au fil des années pratiqué l’art de la défense du maillot jaune avec brio, ils leur faudra maintenant montrer un visage offensif.
Cela laisse augurer une fin de Tour très excitante avec des coureurs qui vont devoir bouger et une incertitude à laquelle le Tour ne nous avait plus habitué.

Le Tourmalet, monument du Tour

L’étape de samedi se terminera au sommet du Tourmalet. Le passage de col nous rappelle un des épisodes les plus équipes du Tour. En ce centenaire du maillot jaune, Eugène Christophe, premier coureur à avoir revêtu un maillot jaune comme symbole du leader du Tour, avait cassé sa fourche dans  la descente du Tourmalet. Il avait alors été contraint de courir pendant 10 kms avec son vélo sous le bras jusqu’au premier maréchal-ferrant et de réparer lui-même son vélo. Une autre époque !

Un très beau week-end en perspective. « Mascottisez » vos leaders et profitez !