Pauuuu, pau, pau, pau, pau, pau, PAUUU

La cité béarnaise a été le théâtre d’un contre-la-montre qui a peut-être marqué le début d’une hystérie collective en France avec l’incroyable et improbable victoire de Julian Alaphilippe. Au matin de cette étape, la question était de savoir si Alaphilippe serait capable de conserver son maillot jaune avec un matelas d’avance (1’12) non négligeable mais pas complètement protecteur au vu des qualités de rouleur de l’ancien pistard Geraint Thomas. Non content de résister au Gallois, le maillot jaune parti en dernier a même signé les meilleurs temps à tous les intermédiaires. Il signe une victoire bluffante, accroît son avance sur tous ses poursuivants et possède à présent un matelas qui peut lui faire rêver au podium. De quoi nous faire vibrer durant 8 jours !

Cette performance fait passer au second la tout à fait remarquable prestation de Thibaut Pinot, qui a rivalisé avec les meilleurs. Le Franc-Comtois se replace au général et il est difficile de ne pas avoir de regrets en se disant que sans sa bordure, il serait sur les talons de Geraint Thomas. Romain Bardet poursuit lui son chemin de croix en étant rejeté avec plus de 5 minutes au général après un nouveau débours de 2 minutes hier.

Les Ineos à l’attaque ?

La configuration qui se dessine est assez inédite pour les Ineos (ex-Sky), qui se retrouvent en position de devoir attaquer le maillot jaune. S’ils ont au fil des années pratiqué l’art de la défense du maillot jaune avec brio, ils leur faudra maintenant montrer un visage offensif.
Cela laisse augurer une fin de Tour très excitante avec des coureurs qui vont devoir bouger et une incertitude à laquelle le Tour ne nous avait plus habitué.

Le Tourmalet, monument du Tour

L’étape de samedi se terminera au sommet du Tourmalet. Le passage de col nous rappelle un des épisodes les plus équipes du Tour. En ce centenaire du maillot jaune, Eugène Christophe, premier coureur à avoir revêtu un maillot jaune comme symbole du leader du Tour, avait cassé sa fourche dans  la descente du Tourmalet. Il avait alors été contraint de courir pendant 10 kms avec son vélo sous le bras jusqu’au premier maréchal-ferrant et de réparer lui-même son vélo. Une autre époque !

Un très beau week-end en perspective. « Mascottisez » vos leaders et profitez !

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