Sur le route Napoléon

Pour résumer l’étape d’hier, mieux vaut se raccrocher à l’histoire des paysages traversés que de chercher à monter en épingle les enjeux de la course.

Les coureurs ont ainsi suivi la route empruntée par Napoléon pour revenir de l’Ile d’Elbe et commencer les 100 jours menant l’Empereur à Waterloo. Jérôme Cousin, échappé durant la majeure partie de l’étape, s’est peut-être senti dans la peau de Napoléon, mais plutôt le Napoléon en exil que le Napoléon ralliant toujours plus de partisans à mesure qu’il s’approchait de Paris. Le télé-spectateur s’est lui sûrement dit que, « 100 jours, c’est long », en suivant l’étape tout l’après-midi.

Maillot à pois et bad karma

La bataille au sommet du jour a été celle du maillot à pois entre Anthony Perez et Benoît Cosnefroy. Ce duel épique à chaque sommet de col a basculé en faveur de Perez, qui, bien malheureux, a dû finalement abandonner après une chute. Cosnefroy avait alors « course gagnée » en assurant un nouveau maillot à pois. Il a dû néanmoins tâter du bitume à quelques kilomètres de l’arrivée. Un maillot maudit dites-vous ?

Alaphilippe en jaune ce soir ?

Les favoris ne pourront pas se cacher aujourd’hui avec étape se terminant par un col de 1ère catégorie. Une échappée au long cours se disputera vraisemblablement la victoire d’étape mais, dans la foulée, les leaders voudront se tester dans la montée d’Orcières-Merlette. Alaphilippe devra alors tout donner pour maintenir sa maigre avance de 17″ : ça, il sait faire et la montée raide et courte lui convient bien !

On prend les mêmes…

Le Covid, le Tour en septembre, les journalistes qui commentent depuis Paris : tout a-t-il changé en 2020 ? Non, et J.Alaphilippe a eu la bonne de nous le prouver en prenant à nouveau le maillot jaune dès le début du Tour en allant le chercher à la pédale.

Il aura pourtant fallu attendre la plus petite des côtes, placée à 10 kms de l’arrivée et non référencée au classement des grimpeurs pour voir la course s’emballer. J.Alaphilippe et son habituelle pancarte sur ce type de final ont fait le trou au début de ce col des 4 chemins et su manœuvrer Hirschi et Yates au sprint pour refaire le coup d’Epernay 2019. Le Français aura plaisir à défendre son maillot jaune dès mardi lors de la première arrivée au sommet à Orcières-Merlette (étape notée « TT » sur l’indice Télé-travail d’En Chasse-Patate, cf https://enchassepatate694266048.wordpress.com/2020/08/27/le-parcours-2020-cochez-votre-calendrier/).

Avant cela, pas grand chose : une longue échappée avec Sagan qui conforte déjà son maillot vert et deux cols de 1ère catégorie largement escamotés par les favoris.

Bye bye Nice et retour des sprinteurs ?

Le WE niçois est terminé et les coureurs vont s’orienter direction Nord-Ouest vers Sisteron. Deux schémas d’étape possibles :

  • L’équipe Deceuninck d’Alaphilippe veut se faciliter la vie et une échappée avec de nombreux coureurs éloignés au général prend le large
  • Les équipes de sprinteurs savent que le tour de France 2020 ne leur laissera pas beaucoup de terrains de jeu et mettront les équipiers à la planche pour arriver groupés à Sisteron

La 2ème option semble la plus vraisemblable 🙂

A l’eau, maman bobo

Après un été sec, la première étape s’est courue sous des averses dans l’arrière-pays niçois. Le début de course a été tranquille et une échappée s’est tranquillement extirpée du peloton. La pluie qui s’est ensuite abattue sans discontinuer a transformé la route en patinoire, envoyant au tapis de nombreux coureurs.

Ca, c’est pour vous donner envie de nous suivre sur les réseaux sociaux !

Une fois que toutes les équipes ou presque ont vu un de leurs coureurs au sol, la course a été littéralement neutralisée avec des coureurs bien décidés à arriver à Nice groupés. C’est bien ce qui a failli se passer puisque tous les attardés ont un à un réintégré le peloton. C’était sans compter sur une n-ième chute à 3 kms de l’arrivée. Chute impliquant notre favori national, Thibaut Pinot.

Au final, Kristoff vient ravir la victoire aux grands favoris du sprint et Pinot rallie l’arrivée sans trop de dégâts (pas de retard au chrono puisque les effets de la chute ont été neutralisés et pas trop de bobos).

Voilà la montagne!

Difficile de prévoir un vainqueur aujourd’hui. Ce qui est sûr : ne mettez pas votre mascotte sur un sprinteur car avec plus de 4000m de dénivelé positif et 2 cols de première catégorie, la part belle sera faite aux baroudeurs et aux puncheurs.
Pour la victoire : Alaphillipe, De Gendt, Van Aert ? Un costaud, à n’en pas douter !

Etape 1 – mascotte du jour

Dans ta course vers la gloire, le choix de ta mascotte à chaque étape va s’avérer crucial.

La première étape aux alentours de Nice n’est pas toute plate et devrait donner lieu à des attaques de baroudeurs en début d’étape et la probable formation d’une échappée. Cette échappée aura néanmoins du mal à résister au peloton lors des 40 derniers kms sans difficulté. Du coup, deux choix de mascotte possibles :

  • votre sprinteur maison
  • un baroudeur

Pour rappel, tu as en effet la possibilité de désigner chaque un de tes coureurs comme mascotte :

  • si ce coureur marque des points lors de l’étape concernée, tu obtiens 10 points de plus
  • si ce coureur ne marque pas de points, tu risques une pénalité : 0 si c’est la 1ère fois que tu choisis ce coureur comme mascotte et qu’il ne marque pas de points, puis -4 si c’est la 2ème fois, -8 pour la 3ème…

Le parcours 2020 – cochez votre calendrier !

Une fois votre équipe composée, la question qui vient immédiatement est : quelles sont les étapes à suivre avec attention ?

Nous vous proposons une évaluation des étapes avec un indice « home-made » qui, Covid oblige, portera l’appellation indice Télé-travail :
T (Travail tout court) : l’étape ne devrait pas donner lieu à de grandes envolées. Profitez-en pour montrer votre tête au bureau
TT (Télé-travail) : bloquez votre journée à la maison, ça peut décoiffer (éléments de langage : « on ne peut quand même pas porter le masque 5 jours par semaine au bureau! »)
TTT (Tour et Télé-travail) : les sommets du Tour, à voir absolument. Nettoyez votre agenda!

Nous détaillerons les étapes chaque jour dans les conseils « mascotte », sur ce blog ou dans les flash news sur le site

EtapeIndice Télé-travailCommentaires
1TTUne belle ouverture de Tour avec quelques bosses dans Nice, promise aux sprinteurs
2TTDéjà 2 cols de 1ère catégorie, attaques en vue pour les baroudeurs amateurs de maillot jaune
3TLa première partie de l’étape sera agitée pour tenter de mener une échappée au bout
4TTArrivée au sommet = 1ère bataille entre costauds
5TRAS
6TTMassif central et échappée longue au programme
7TL’étape du coup de bordure, c’est celle-là !
8TTTMenté, Port de Balès, Peyresourde, ça vaut bien TTT
9TTLes leaders souffleront mais le programme chahuté devrait donner lieu à de belles batailles
10TPour ceux qui aiment les îles et la mer
11TPour les Pictaviens et leur diaspora
12TLa plus longue étape du Tour, promise aux échappés
13TTT4400m de dénivelé positif avec arrivée au sommet, étape incertaine et potentiellement pleine de surprises
14TLe beau final sur Lyon aurait pu valoir un 2ème « T »
15TTT2 escalades du Grand Colombier avec arrivée à son sommet, accrochez-vous
16TTLes baroudeurs s’en donneront à coeur joie en traversant les 3 massifs grenoblois
17TTTL’inédit col de la Loze devrait être propice à s’enflammer (coureurs et téléspectateurs)
18TTCa devrait bouger toute la journée avec l’enchaînement des cols. La montée du plateau des Glières semble trop loin de l’arrivée pour espérer des grandes manoeuvres entre leaders
19TDu dénivelé mais les sprinteurs tiendront à faire main basse sur la course
20TTTUn contre-la-montre dans la terrible planche des belles filles !!
21TTOn ne se lasse jamais des tours sur les Champs-Elysées

Et le gagnant est…

L’autre classement qui compte en cette fin de mois de juillet, une fois le classement du Tour consulté, est le classement général des joueurs d’En Chasse-Patate ! Si la lutte pour la victoire sur le Tour a été féroce, la lutte à distance pour la victoire sur En Chasse-Patate l’a été tout autant.

C’est un même utilisateur, que nous appellerons par une partie de son pseudo, « Martin », qui truste les deux premières places du classement. Avec une équipe complète (puncheurs, sprinteurs, leaders du général), il réussit le tour de force de dominer le classement en étant dans la ligue générale (et donc à la merci de nombreux contrôles anti-dopage) ! Un grand bravo ! Si vous avez été battus par Martin, soyez rassurés, car il connait très bien le cyclisme, étant indirectement introduit dans l’une des équipes du Tour. Il a su parfaitement utiliser les mascottes qui lui ont remporté plus de 100 points !

Equipe_Martin

Derrière Martin, le classement est serré et tous les poursuivants directs n’ont pas, malgré le bénéfice des différents bonus et des remplaçants, battu la meilleure équipe qu’il était possible de bâtir. Cette équipe-type de 8 titulaires est une belle équipe complète qui aurait totalisé 2034 points. Alaphilippe et Bernal y sont évidemment présents. Les joueurs ayant misés sur des coureurs qui ont brillé par leur esprit d’initiative ont été récompensés : De Gendt, Caruso ou Landa figurent dans l’équipe. Les deux seuls sprinteurs, Trentin et Stuyven, se hissent dans l’équipe grâce à leurs échappées. Parmi les leaders du général est aussi présent Kruijswijk.EquipeParfaite2

Du grain à moudre pour l’année 2020 où, au moment de choisir vos coureurs, il faudra résister à la tentation de ne miser que sur ses chouchous en mettant un peu de rationnel dans la sélection 😉

A marquer d’une pierre blanche

Pour se faire une idée de se qui s’est passé durant ce Tour de France, ne regardez pas le classement général. Ce dernier raconte une histoire bien terne : les deux Ineos figurent aux deux première places avec un podium complété par Kruijswijk, qui ne brille pas forcément pour ces qualités de dynamiteur de course. Ce Tour est remarquable bien au-delà du résultat final !

Bernal pour une première

Arrêtons-nous tout de même sur le vainqueur du classement général. Bernal, à 22 ans, devient le plus jeune vainqueur de l’histoire du Tour de France. Entouré par une équipe si forte qu’Ineos, il pourrait ouvrir un règne de domination et mettre à mal les espoirs de victoire française durant les années à venir.

Un parcours sans répit !

Si ce Tour a été aussi beau, le parcours qui a été tracé en est largement responsable. Beaucoup de variété, des étapes de transition en faible quantité. Les organisateurs, par leur volonté de faire en sorte que deux étapes de suite ne se ressemblent pas et par leur envie de découvrir des difficultés jamais explorées, rendent la course vivante et trépidante. Merci à eux.

Des Français sous les projecteurs

Et si le Tour 2019 restera mémorable, c’est aussi parce que les français ont brillé. En signant des victoires de prestige (Alapilippe à Epernay et Pau, Pinot au Tourmalet), ils ont enflammé le public. En jouant le général jusqu’au bout, ils nous permis de croire à l’impossible.

A l’heure des comptes, ce sont bien les émotions qui émergent plus que les résultats. Toutes les émotions nous ont portés durant trois semaines et seront le marqueur de ce Tour 2019 durant des années. Elles nous font aimer le cyclisme et nous donnent déjà envie d’être à l’année prochaine!

 

 

 

Sublime cruauté !

Au départ de Saint Jean de Maurienne, vendredi matin, personne n’aurait pu ni voulu croire au scenario qu’allait nous proposer le Tour de France. Si les deux étapes monumentales à franchir semblaient représenter une marche trop haute pour Julian Alaphilippe, qui avait dangereusement décroché dans les derniers kilomètres du Galibier la veille, tous nos espoirs se reportaient sur Thibaut Pinot.

Le coup de massue

Dès les premiers kilomètres de l’étape, le ciel nous tomba sur la tête comme un temps qui tourne à l’orage en montagne en quelques minutes. Tout à coup apparu à l’écran Thibaut Pinot, à l’agonie et délaissé de tous, qui errait à l’arrière du peloton, en prise à une douleur manifestement insoutenable. Le temps pour nous tous d’essayer de comprendre les raisons de cette défaillance, Thibaut abandonnait, en pleurs, dans les bras de son capitaine de route William Bonnet.

Le Tour procure des émotions peu communes à ceux qui se donnent à lui. Les émotions les plus formidables lors des grandes victoires. Les émotions les plus terribles quand votre corps vous lâche. Thibaut nous a fait vivre tout ça cette année : il nous a permis de croire à la victoire en se donnant les moyens d’aller la chercher. Il nous a émus et fait crier à l’injustice. Merci. Quand il se mettra au départ du Tour 2020 pour essayer de le gagner, il réalisera à quel point il nous a fait vibrer cette année.

Thibaut out, reste Julian

Tous nos espoirs se reportaient alors sur un Julian Alaphilippe héroïque mais fatigué après les nombreuses batailles qu’il a livrées sans avoir été préparé à le faire. Quand Bernal attaqua alors que le sommet de l’Iseran était encore loin, le destin semblait scellé. Trop de fatigue et trop d’adversaires proches au général, la victoire et le podium semblaient échapper à notre français. La fin rocambolesque du Tour, avec 2 étapes largement écourtées, vit Bernal attraper son premier Tour et les seconds couteaux se contenter volontiers d’éjecter Julian du podium pour se contenter des places d’honneur. Julian nous a aussi régalé pendant 3 semaines. S’il disait avant le départ qu’il ne souhaitait pas encore se préparer à jouer le général des grands tours, ses trois semaines en jaune auront peut-être eu raison de ses certitudes…

Toujours debout

Paris s’approche et Alaphilippe tient bon. Dans une course au maillot jaune qui a mis du temps démarrer hier, Julian a pu limiter la casse dans le Galibier avant de revenir dans la descente vers Valloire au prix d’un numéro d’équilibriste dont lui seul à le secret. Ses adversaires auront intérêt à prendre un peu d’élan en attaquant tôt s’ils veulent être sûrs de pouvoir le faire tomber de son piédestal.

L’étape d’hier laisse effectivement un goût d’inachevé. Tout ça pour si peu, pourrait-on dire. Le premier épisode alpin de ce Tour annonçait un menu copieux avec Vars, l’Izoard et le Galibier.
Largement de quoi faire exploser la course et chambouler le classement général. Las, les attaques ont été tardives et peu nombreuses et seul Egan Bernal reprend du temps à ses adversaires. La chaleur qui sévit en France a peut-être réfréné les ardeurs des leaders du général. En sachant ce qu’il reste encore à avaler aujourd’hui et demain, certains ont préféré réserver leur appétit pour des étapes moins écrasées par la chaleur.

La menace inattendue

Il n’est parfois pas nécessaire d’aller bien loin pour chercher ses ennemis. C’est ce que Bernal et Quintana ont pu constater hier.
Quintana, beau vainqueur d’étape après avoir semé ses compagnons d’échappée, aurait pu faire un meilleur rapproché au général (il revient à 4′) si son équipe n’avait pas assumé la poursuite en vissant dans l’Izoard. Pour rien au final puisque Landa n’a pu s’extraire du groupe des favoris.
Bernal peut lui aussi être frustré. En attaquant sur les pentes du Galibier, il a mis dans l’embarras tout le groupe des favoris, qui se retrouvait, bien embarrassé, avec son coéquipier Thomas sur le porte-bagage. Les favoris ne sachant pas quoi faire, Bernal a pu prendre le large. C’est alors que Thomas a attaqué, évènement salutaire pour les favoris, qui n’avaient plus de raison de ne pas rouler. Ces derniers sont donc revenus sur Thomas (coup d’épée dans l’eau) et ont pu limiter la casse par rapport à Bernal.

Franchir le Gap

Le terrible triptyque alpin débute demain. Pendant ces 3 jours, les coureurs devront affronter d’interminables montées et des passages au-dessus de 2000m d’altitude. Largement de quoi bouleverser le classement général et la question qui revient en boucle depuis ce week-end porte sur le niveau de forme en troisième semaine. Les observateurs scrutent les performances historiques des coureurs sur les grands tours pour tenter d’y apporter une réponse. Mais quand vous croisez cela avec la météo extrême de la troisième semaine de ce Tour, vous obtenez surtout de belles incertitudes !

En attendant de s’attaquer aux Alpes dans les meilleures dispositions, il faudra arriver sans encombre à Gap dans une étape plutôt accidentée (côte de la sentinelle à 9 kms de l’arrivée et raide descente sur Gap).

Du nouveau sur le site

Nous avons ajouté sur le site la possibilité de vérifier qui, parmi vos concurrents, a utilisé son contrôle anti-dopage. Pour cela regardez la composition d’équipe de vos adversaires au moyen du petit « oeil » présent au niveau du classement de la ligue. A vos seringues !

Mascotte du jour

La côte de la sentinelle dont le sommet se situe à 9 kms de l’arrivée pourrait être le théâtre d’attaques de la part de puncheurs, voire même du maillot jaune Julian Alaphilippe ! Dans le but de jouer la victoire d’étape ou de reprendre du temps au général. A moins que le peloton enterre la hache de guerre pour aujourd’hui en laissant partir une échappée au long cours.